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Si le mépris de certains rappeurs pour leurs compositeurs a déjà été avéré par de nombreuses fois, celui des labels pour ces derniers restait assez discret avant que le voile se lève sur Atlantic Records, label notamment de Wiz Khalifa, Meek Mill ou encore Lil Uzi Vert.

C’est E. Dan, un tiers du groupe ID Labs, qui a révélé tout récemment les pratiques fallacieuses de ce label. Durant une interview pour BeatStars, nous apprenons qu’Atlantic Records change le statut d’albums en ceux de mixtapes ou compilations dans le but de moins payer les compositeurs. Khalifa, le projet éponyme sorti par le rappeur en 2016, a ainsi été requalifié en compilation. Ainsi, E. Dan, qui y avait placé six instrumentales, s’est retrouvé avec une paye deux fois inférieure à celle qu’il aurait empochée si le projet avait été vendu tel ce qu’il est : un album.

D’autres producteurs de renom sont très vite montés au créneau : Sonny Digital, derrière notamment le succès de Birthday Song de 2 Chainz, a tweeté pour informer l’opinion publique qu’Atlantic Records n’était pas le seul label à s’autoriser ce genre de pratiques, incriminant Cash Money.

J.U.S.T.I.C.E League s’est fait l’écho de Sonny Digital pointant du doigt l’exploitation industrielle des compositeurs dans un tweet, visant les « dirigeants Noirs [des labels] qui laissent cela se produire ».

Visiblement, tout n’est pas si idyllique pour les compositeurs américains…

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